1 – Les Municipales – Compte rendu de nos rencontres avec les futurs élus : « Ecologie »

Nos propositions de débat : Dans le domaine écologique, augmenter la résilience aux changements climatiques

  1. Appuyer la structuration de filières paysannes, bio, locales, rémunératrices pour les agriculteurs
  2. Réaliser une ceinture maraîchère de la ville de Barbezieux
  3. Permettre grâce à une coopérative de transformation et de distribution, de fournir en frais et bio la restauration collective ainsi que la population
  4. Favoriser l’agriculture utilisant le moins de pesticides, toujours à plus de 100m des habitations.
  5. Éviter les mirages des promesses de la technoscience par une réflexion collective et citoyenne

Réponses à nos propositions – LISTE FONTENOY

Préambule : Se préoccuper de l’écologie, c’est essentiellement une préoccupation éthique, non seulement environnementale mais sociale. Nous sommes conscients que les réponses technologiques sont insuffisantes et ne sauraient exonérer de réflexions économiques et sociales globales.

Chacun à son niveau doit prendre conscience des conséquences de la pollution, du changement climatique, de la disparition de la biodiversité, de la protection de la nature… et modifier ses comportements en conséquence. Ce qui pour une collectivité locale passe par un certain nombre d’actions exemplaires, par une cohérence des décisions prises en termes d’investissements, de mode de gouvernance, mais aussi par le souci de sensibiliser, de former tous les citoyens à de nouveaux comportements. Toutefois, ce tournant, si l’on veut qu’il soit compris et suivi, ne peut être pris sans veiller à ce que tous les citoyens en comprennent le bien fondé, puissent être accompagnés (notamment pour les plus démunis) pour ne pas subir les mesures proposées.

Dans le domaine écologique :

  • Ce soutien aux structures paysannes ne peut s’exercer que dans le cadre des compétences municipales. Cependant une veille peut s’exercer sur les organismes décisionnaires, et des actions publiques peuvent être engagées pour promouvoir les circuits courts, une consommation alimentaire saine.
  • Veiller à minimiser l’artificialisation des sols et préserver le maximum de zones on constructibles à vocation agricole, sans toutefois pénaliser l’implantation d’activités productrices d’emplois. Il faut aussi tenir compte des zones sensibles à protéger. Etudier très sérieusement dans cette optique le PLUI en cours de révision. Ce thème doit aussi être abordé avec la CDC
  • L’eau est effectivement un bien commun à préserver. Ce qui passe d’une art par la qualité des sols dans lesquels sont effectués les captages, et par une surveillance sans faille de la qualité des eaux, et d’autre part en effectuant une étude solide des avantages et inconvénients des odes de gestion, en prenant en compte l’intérêt des populations. Faire des campagnes pour engager les habitants à utiliser l’eau du robinet et à abandonner l’achat des eaux en bouteilles.
  • Veiller à ce que les services techniques soient exemplaires sur leurs modes de culture. La filière agricole travaille déjà sur ces sujets, nous ne souhaitons pas avoir une position municipale plus restrictive que la loi nationale sur ces sujets. Ce serait ajouter un déséquilibre dans la concurrence entre les acteurs de l’agriculture au détriment des producteurs locaux.
  • Pour la proposition 6, voir le préambule

Réponse à nos propositions : LISTE MEURAILLON

Ce que nous avons fait dans le domaine écologique :

  • Au cours du mandat nous avons étendu le périmètre de protection des deux puits de Chez Drouillard et des Bruns. La municipalité a travaillé notamment avec la SAFER et s’est portée acquéreur de nombreux hectares (24 sur le Trèfle) de parcelles agricoles exploitées en agriculture conventionnelle. Ces parcelles ont fait l’objet d’une rétrocession à des agriculteurs mettant en place des pratiques agricoles raisonnées ou une agriculture biologique.
  • Sur les parcelles les plus sensibles, la commune de Barbezieux a mis en place une convention tripartite avec de département et le centre socio-culturel afin de permettre au chantier d’insertion de réaliser une activité agricole bio, en permaculture.
  • Les productions de cette agriculture maraîchère sont distribuées auprès de la plate-forme AGRI BIO 16 qui alimente les écoles.
  • Nous avons également favorisé les démarches de prévention par le biais du programme ressource auprès des agriculteurs locaux volontaires
  • Nous favorisons également avec l’attribution d’aide au profit d’agriculteurs souhaitant acheter du matériel ou réaliser des investissements éco-responsables. Ces aides sont attribuées avec l’aide de la Chambre d’Agriculture, des Fonds Européens (Adour Garonne) en partenariat avec le Syndicat du Né.
  • Peu de maisons sont concernées par l’usage de pesticides à moins de 100 m sur le secteur de Barbezieux
  • Nous avons aussi travaillé sur la mise en place des mesures agro-environnementales (MAEC / PAEC).
  • Nous nous sommes engagés sur une démarche communale zéro phytosanitaires depuis 2016 et l’ensemble des services techniques ont été formés dans ce sens.

Ce que nous souhaitons faire dans le domaine écologique :

  • Poursuivre notre démarche volontaire d’acquisition de terres agricoles sensibles en vue de protéger notre ressource en eau et notamment à proximité du bassin versant du Trèfle
  • Poursuivre notre démarche de contractualisation avec des agriculteurs responsables sur ces parcelles sensibles et permettre l’extension de la démarche du CSC en fonction de sa capacité de production
  • En partenariat avec les 4B, convertir progressivement les cantines au bio et pas seulement un repas par semaine
  • Protéger encore mieux la ressource en eau : nous sommes en train de lancer la construction d’une usine de traitement et de décarbonatation de l’eau potable
  • Dans le même but, envisager l’utilisation, à des fins d’arrosage des pelouses des terrains de sport, des eaux propres sortant de la station d’épuration

Analyse du Groupe ATTAC Barbezieux

Ecologie : des actions favorisant des filières paysannes bio jusqu’à une ceinture maraîchère de la ville, une protection maximale de la ressource en eau et une agriculture sans intrants.
Les listes semblent ouvertes à un « verdissement ». Celle en place se prévaut de l’antériorité et prévoit la construction d’une usine de traitement de l’eau comme solution curative (à 1,4 millions d’€ !) pour respecter l’obligation d’un taux d’atrazine à ne pas dépasser. La « sensibilisation des acteurs locaux aux pratiques à risque » a largement montré son inefficacité préventive et l’achat de parcelles n’est un bon signal pour la protection de la ressource que s’il participe d’un véritable plan alimentaire où la production biologique est privilégiée. La préfecture accorde une dérogation de 3 ans pour la mise en conformité de la qualité de l’eau , mais en contrepartie la municipalité doit rendre compte des avancées des études et des travaux, et il nous semble que les citoyens, sur un tel sujet de santé publique, doivent aussi être informés. L’autre, bien modeste, ne veut pas avoir une position municipale plus restrictive que la loi nationale (« déséquilibre de concurrence »).
Les mesures proposées restent peu ambitieuses. L’urgence climatique nécessite des mesures radicales et pour la préservation de l’eau et des sols, l’orientation vers une agriculture biologique et de petites fermes exige de vrais choix.

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