UNGERSHEIM, village en transition

« Qu’est-ce qu’on attend? » raconte comment une petite ville d’Alsace de  2.200 habitants s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique.

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Qui aurait cru que la championne du monde des villes en transition est une commune française ? C’est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement de la transition qui le dit ! Bienvenue à Ungersheim !

La transition énergétique et la lutte contre le changement climatique ne se feront pas sans une transformation des comportements de chacun et sans une réorientation des actions des entreprises, des villes et des États. Ce film de Marie-Monique Robin aborde cette question à partir de l’exemple d’Ungersheim, « un modèle de la transition écologique vers l’après-pétrole ». La transition, fruit d’une rencontre entre la volonté des individus de repenser leur mode de vie et celle des autorités publiques de stimuler les initiatives.image-2

Alors que le climat déraille, que les ressources naturelles s’épuisent et que les inégalités s’envolent, une petite commune alsacienne montre qu’un autre monde est possible ici et maintenant. Ungersheim est considérée comme un modèle de la transition écologique vers l’après-pétrole. Grâce à un programme baptisé « 21 actions pour le 21e siècle » mené par la municipalité, les habitants ont développé des actions collectives et individuelles pour vivre autrement.

Une histoire exemplaire qui montre que la transition vers une société plus durable et décarbonée est l’affaire de tous et qu’elle est le fruit d’une rencontre entre la volonté d’individus de repenser leur mode de vie et celle des autorités publiques de stimuler les initiatives. À un moment où prévalent la morosité et l’inquiétude face aux crises économique, sociale et environnementale, le film est une vraie bouffée d’air et d’espoir.

La commune d’Ungersheim s’est inscrite dans la démarche des villes et villages en transition : pour aller sur le site de la mairie, cliquer ici

quest-ce-quon-attend-film_marie-monique_robin-300x300La Transition s’élabore à travers une feuille de route consistant à préparer nos citoyens à la raréfaction des ressources fossiles essentiellement le pétrole dont les coûts vont impacter considérablement les budgets, mais aussi à s’adapter par anticipation aux dérèglements climatiques en créant des modes de vie plus reliés et plus enrichissants.

Ce processus a été développé en 2005 par les étudiants du cours de soutenabilité appliquée de l’université de Kinsale (Irlande) sous la direction de Rob Hopkins (né en 1968 à Londres) formateur et enseignant en permaculture. La première mise en application a été initiée en 2006 dans la ville de Totnes au Royaume-Uni. Depuis, le mouvement est devenu international et compte plus de 460 initiatives officielles.

Notre démarche s’inscrit dans le développement de 21 actions (dites pour le 21ème siècle) qui se fondent sur le principe de l’autonomie, se déclinent en trois grands chapitres.

Le concept central du mouvement repose sur les capacités que nous développons pour réagir aux crises en échafaudant un plan de résilience.

L’autonomie intellectuelle

Huit actions avec comme pierre angulaire la démocratie participative qui se conçoit en se libérant de la pensée dominante, du politiquement correct avec en épicentre, la réflexion et des prises de décisions émanant de la société civile, participant activement au débat.

Territoire labellisé commerce équitable, commune du monde, en préparation d’un futur renouvelable, nous avons élaboré un Atlas communal de la Biodiversité dans le but de sensibiliser les citoyens à la nécessité de prendre en compte nos écosystèmes les seuls existants qui nous permettent de vivre.

Sortir des sentiers battus, en versant par exemple la friche d’une zone image-7industrielle en zone naturelle protégée, et en dédiant une autre à l’implantation d’un espace de vie à vocation thérapeutique pour handicapés. Afin de positiver l’économie locale la rendre plus fraternelle une monnaie locale complémentaire assure la bonne articulation de l’ensemble des actions de la transition.

L’autonomie ou l’indépendance énergétique

image-4Trois actions portant sur la production d’énergie primaire, sont mis en œuvre ! la commune a initié sur son territoire la création de la plus grande centrale photovoltaïque d’Alsace, a réalisé une toiture solaire pour le chauffage de l’eau de la piscine ainsi qu’une chaufferie bois de 540 KW alimentant par un réseau de chaleur 7 bâtiments communaux. Dans le cadre des économies d’énergie 4 actions sont déployées, sur l’éclairage public, le retrait total des produits phyto-sanitaires et des engrais chimiques, le remplacement des produits d’entretien issus de la pétrochimie par une gamme certifiée écologique, un suivi précis et régulier de l’efficacité énergétique.image-3

Pour l’habitat un Eco-hameau, zéro carbone, est en train de sortir de terre, sur une zone ou une maison ancienne a été transformé en bâtiment BBC chauffé par une chaudière à bois. Enfin l’acquisition d’un cheval cantonnier représente un sérieux vecteur de sensibilisation vers des déplacements doux non polluants. Ce cheval est devenu la mascotte des enfants qu’il transporte à l’école, il intervient au niveau des espaces verts ainsi que sur les champs de l’exploitation maraîchère.

L’ensemble de ces actions se solde par des économies substantielles sur le budget communal et nous évite depuis 2005 d’augmenter les taux des taxes communales.

Autonomie alimentaire

image-6Par la création d’une filière agro-alimentaire dénommée de « la graine à l’assiette » la commune projette de tendre vers la souveraineté alimentaire. Pour y aboutir 4 actions ont été lancées en démarrant par l’installation d’une exploitation maraîchère de 8 hectares qui emploie actuellement une trentaine de personnes. Celle-ci produit 300 paniers hebdomadaire et approvisionne la restauration scolaire qui est 100% bio tous les jours de la semaine, goûter inclus, depuis 2009.

Une nouvelle cuisine a été construite, elle fonctionne depuis la rentrée 2014 est labellisée bio 3ème niveau et confectionne 500 repas par jour y compris en livraison chaude pour d’autres écoles avoisinantes.

Parmi les maillons manquants plus particulièrement, la légumerie, conserverie, une malterie brasserie et une épicerie, une conserverie est opérationnelle depuis cette semaine le 23 octobre.image-5

Le permis de construire a été obtenu pour une ferme agricole dénommée « La maison des Natures et des Cultures », lieu pédagogique de rencontres et de partages des savoirs et des savoirs faire. Les travaux doivent démarrer en février 2015.

Ainsi selon l’adage « c’est en marchant que l’on trouve le chemin », nous poursuivons nos initiatives pour une économie décarbonée locale et plus fraternelle. »

Samedi 24 septembre – 20 heures 30 – Le Club Barbezieux

« ciné-débat » en présence de Philippe Lavé, maire-adjoint d’Ungersheim

« Qu’est-ce qu’on attend ? »

(film-documentaire de Marie-Monique Robin)

Soirée organisée par Les BonimenteursBarbezieux en transition et Attac16 Barbezieux, dans le cadre de la Journée de la transition citoyenne

Merci de diffuser l’information

Ciné-débat – Samedi 24 septembre 20h30 – « le Club Barbezieux »

 « Qu’est-ce qu’on attend ? »

film-documentaire de Marie-Monique Robin

en présence de Philippe Lavé, maire adjoint d’Ungersheim

 

quest-ce-quon-attend-film_marie-monique_robin-300x300« Qu’est-ce qu’on attend? » raconte comment une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique.

Alors que le climat déraille, que les ressources naturelles s’épuisent et que les inégalités s’envolent, une petite commune alsacienne montre qu’un autre monde est possible ici et maintenant. Ungersheim est considérée comme un modèle de la transition écologique vers l’après-pétrole. Grâce à un programme baptisé « 21 actions pour le 21e siècle » mené par la municipalité, les habitants ont développé des actions collectives et individuelles pour vivre autrement.

Une histoire exemplaire qui montre que la transition vers une société plus durable et décarbonée est l’affaire de tous et qu’elle est le fruit d’une rencontre entre la volonté d’individus de repenser leur mode de vie et celle des autorités publiques de stimuler les initiatives. À un moment où prévalent la morosité et l’inquiétude face aux crises économique, sociale et environnementale, le film est une vraie bouffée d’air et d’espoir.